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mardi 6 mai 2008

Le mauvais temps est arrivé sur la pénisule de Kenaï

L'équipe avance doucement sur les glaciers dans le très mauvais temps : de la neige, beaucoup vent, aucune visibilité... Il y a quelques jours, elle a franchi un col en 10 heures en avançant de 1 km par heure et 100 m de dénivelée par heure. Le manque total de visibilité et la difficulté de progression font qu'ils ne prennent pas beaucoup de plaisir pour le moment. La neige est inconsistante, très poudreuse, c'est, selon leurs termes, "super super la lutte", avec parfois obligation de faire des mouflages pour hisser les pulkas. Le temps est devenu exécrable, véritable purée de pois, vent du tonnerre, très froid. L'équipe marche sans s'arrêter dans la journée, ils avancent les uns derrière les autres pour se voir, ils se regardent sans arrêt de peur de se perdre.

Malgré tout cela, les nouvelles restent bonnes. Impossible de sortir les kites, le vent est de face ! L'échappatoire n'est plus qu'à 2 jours de marche, enfin ski (!), et ils semblent plutôt ravis de se sortir enfin de cette "galère" ! Ils ne croisent pas d'animaux, eux ont compris qu'avec le temps qu'il faisait, mieux valait rester tapis dans une cachette, bien au chaud. Côté vivres, ils pensent en avoir juste assez pour atteindre leur point d'issue, ils ne seront donc pas forcés de grignoter leurs doigts de pieds...

Suivez leur progression sur cette carte GoogleMaps.

vendredi 2 mai 2008

Site YakoutAventure

En attendant d'écrire un bel article sur notre aventure qui se déroulera en Aout 2008, nous mettons à disposition notre site web ici

A bientôt!

mercredi 30 avril 2008

Où et Qui ?

Bonjour à tous !

Les évenks que nous avons rencontrés, nomadisent en Sibérie orientale, dans la région de l'Amour, dans la fédération de Russie. Les monts Stanovoi se trouvent à 1500m d'altitude, à 1 journée de traineau d'un petit village, qui est lui-même à 3 jours de train de la capitale : Blagovetschensk.

ici
Les nomades se déplacent en traineaux de rennes sur les rivières gelées. Il fait -40° à cette période de l'année mais de l'eau affleure encore sur la glace. Leurs traineaux sont fabriqués avec le bois des mélèzes alentours.

Ils parlent la langue de "Dersou Ouzala" (le héros du magnifique film de Kurosawa), une langue Toungouze Mandchoue encore parlée par environ 9000 personnes. Les évenks sont à peu près 35000.Ici 1 site sur les évenks et autres peuples nomades

C'est dans un campement au bord d'une rivière où séjournaient 3 familles, qu'après une semaine de voyage, l'équipe du film a donc enfin rejoint la toute première école nomade , école pilote mise en place par Alexandra Lavrillier et les familles évenks. Clara, une professeure de langue évenk venue d'un village était aussi sur place et a accompagné l'école nomade pendant un mois.

Alexandra avait préparé une tente pour l'équipe de tournage : Henri Lecomte son ami ethnomusicologue qui n'était pas revenu chez les nomades depuis des années, Michel Debats le réalisateur et Vyacheslav Semenov le cameraman, venu lui, de sa Yakutie voisine.

Ici des photos faites par Michel photos

à +

Emmanuelle

... Bientôt la suite : Pourquoi et Comment une école nomade

notre site web

Progression sur une calotte glacière entourée de sommets pointus

Je ne suis donc pas un grand météorologue, l'équipe m'a remercié pour le premier bulletin météo envoyé par SMS sur le téléphone sat, mais il ne correspond pas du tout à ce que ils ont eu sur place. Il a fait grand beau alors que j'annonçais de la neige et de la pluie à tous les étages ;-). Je prends mes infos sur un site officiel pourtant...

Journée un peu plus calme qu'hier pour eux, départ tardif du joli bivouac précédent. Progression de l'équipe sur une immense calotte glacière entourée de sommets pointus. Encore une journée de grand beau comme on les aime en montagne avec très peu de vent.

Ils ont fini par franchir un col (sur le Nuka Glacier) pour descendre de l'autre côté, et ont rejoint une grande vallée qui fait la jonction entre la vallée de Kachemak et un fjord de l'autre côté. Vallée qu'ils ont suivi vers l'ouest jusqu'au bivouac. C'est super joli, super large, avec de belles traces d'ours...

Et toujours un accès à la carte Google Maps pour suivre l'expédition jour après jour.

mardi 29 avril 2008

Remontée du Grewingk Glacier

L'équipe va bien. Aujourd'hui (lundi pour eux, il y a 10 heures de décalage avec nous), ils ont remonté le Grewingk Glacier, avec un passage difficile au départ les obligeant à louvoyer entre les séracs, puis cheminement plus facile pour arriver à un col. Une belle journée ensoleillée avec 1000m de dénivelée à tirer les pulkas. Il est 22h pour eux quand Jonathan me laisse un message à partir du téléphone sat, il fait -15°C, pas de vent, ils sont bien fatigués, le moral est au beau fixe !

Pour suivre l'expédition sur une carte Google Maps, cliquez ici.

lundi 28 avril 2008

Message tél d'Evrard laissé ce matin à 8h51 heure française :

Départ samedi après de nouvelles galères, obligation de prendre un avion samedi matin pour Omer (pas certain orthographe), retard car beaucoup de neige puis, de nouveau un baggage perdu obligation d'attendre l'avion suivant, baggage retrouvé. Ensuite bateau pour traverser la baie (pris à 13h30), dépose sur une plage à l'autre bout, seuls (tous les 3). Marche dans un fond de vallée, juste assez de neige (3 à 4 cm), progression facile (super positif dixit Evrard), marche jusqu'où il était possible d'aller point GPS du premier bivouac Alt 26 mètres N 59.62941 ° O 151.14772 °

Dimanche Traversée d'une rivière avec les pulkas sur le dos Perdus dans une forêt un peu dense -> galère Traversée d'un lac gelé (Ground Lake dans lequel se jette le glacier) -> gain de temps, le tour du lac a été évité ! Puis de nouveau dans une zone galère (vernes sans neige, ruisseaux), obligation de tirer les pulkas sur les cailloux qui ne glissaient plus, arrivée sur un autre petit lac puis franchissement d'un col qui surplombait le glacier, beaucoup de crevasses sur le glacier, très tourmenté 2ème bivouac au milieu des séracs (précision Evrard : dans une zone non dangereuse là où le bivouac est), impressionnant point GPS 2ème bivouac Alt 171 m (commentaire Evrard : pas beaucoup de dénivelée en 1 journée) N 59.60684 ° O inaudible dans le message, puis coupure de la ligne

De la voile, de l'environnement et de la grimpe...

Un projet résolument écolo-marin…imaginez un voilier faisant le tour de la méditerranée, dont l’équipage déciderait de s’arrêter dans les ports de plaisance et armé de ses petites mains et de sacs poubelles, nettoierait ses lieux de passage si souvent souillés…vous obtiendrez le projet de l’équipe « Miafora ». 5 jeunes motivés par le constat si triste d’une côte salie qui, au-delà du nettoyage, fourniront des relevés d’eau au CNRS pour la réalisation d’études sur la qualité de l’eau de la grande bleue. Et petite cerise sur le gâteau, notre équipage également féru de grimpe réalisera une tournée des voies accessibles uniquement par la mer. De belles images en perspective.

Une famille de Sherpas au sommet du Cho oyu...

Un projet imaginé par l’anthropologue Damien François, nous propose de vivre une expérience unique en réalisant un film documentaire sur 6 frères et deux sœurs d’une seule et même famille de Sherpas qui graviront le Cho Oyu ensemble en septembre prochain. Ce sera la première fois que ces frères et sœurs graviront ensemble un sommet. Une famille exceptionnelle puisque deux des six frères ont gravit 34 fois l’Everest et que leur père faisait parti de l’expédition Hilary en 1953 qui a gravit la première fois l’Everest sans oxygène.

De jeunes alpinistes en Inde...

De jeunes alpinistes comprenant 2 aspirant guide et 1 ancien compétiteur à haut niveau de ski de montagne vont réaliser l'ascension du Rangrik rang en Inde, un sommet à 6553 m.

Quand l'entraide nous mène vers les sommets...

Un projet qui conduira Bastien, jeune skieur paraplégique accompagné de toute son équipe d’amis fidèles, en Argentine pour réaliser la descente à ski d’au moins un sommet. Un projet d’équipe avant tout avec un groupe au moral d’acier et à la motivation sans limite….

Une première en libre...

Le projet « Trango 08 : the free dream » permettra au Dr Pierre Muller, de tenter la première en libre de la voie « éternelle flamme » sur la tour de Trango inominée (6239 m) au Pakistan. Un projet qui en plus de sa dimension performance, permettra à deux grimpeurs diabétiques de grimper le plus haut possible sur cette voie très engagée.

A la découverte de la Sibérie...

Une aventure en Yakoutie, région du nord de la Sibérie, où l’équipe de trois jeunes muti sportifs ira découvrir les beautés des grandes étendues Sibériennes à travers divers activités sportives telles que le canoë, le VTT, le ski….

L'alpinisme "espoir" en Bolivie...

Une équipe de jeunes alpinistes dynamiques réaliserons l'ascension d'une dizaine de parois par des itinéraires esthétiques en Bolivie (cordillère royale).

La grimpe au Maroc...

Un projet très « grimpe » qui mènera une équipe de grimpeurs diplômés au cœur de l’atlas Marocain, à la rencontre de Mimoun, grimpeur locale pour l’aider à la mise en place de l’activité escalade et trekking dans la vallée. Au programme, ouverture et équipement de voies d’escalade, création de topos et formations de guides.

Un prix "hors catégorie" pour l'école nomade...

Ce projet emmènera une équipe de caméramans et réalisateurs à la rencontre d’Alexandra Lavrillier, une femme française partie à la rencontre du peuple nomade de Sibérie, les Evenks, et finalement marié à un Evenk qui a crée la première vraie école nomade. En effet, auparavant, les enfants Evenk étaient arrachés à leur famille pendant plusieurs mois pour aller à l’école. Aujourd’hui, l’école se déplace avec eux. Un film documentaire sur l’école nomade et sa créatrice extraordinaire sera réalisé lors de ce voyage au cœur du peuple Evenk.